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Histoire de la femdom : origines et évolution à travers les époques

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La domination féminine a traversé les siècles comme une rivière souterraine : invisible dans les récits officiels, mais bien réelle dans les fantasmes, les peurs et les structures de pouvoir. L’histoire de la femdom ne commence ni avec Internet, ni avec quelques talons aiguilles sur une affiche fétichiste. Elle plonge ses origines dans les premiers jeux de relations de pouvoir entre les sexes, dans les mythes de déesses terribles, les reines stratèges, les impératrices redoutées et les amantes qui imposaient leurs règles. Aujourd’hui, la domination féminine se déploie comme une pratique BDSM structurée, centrée sur le consentement, la communication et la recherche d’un cadre rassurant pour le soumis masculin. Elle parle autant de pouvoir féminin que de vulnérabilité assumée, autant de plaisir que de responsabilité.

Explorer l’évolution du femdom à travers les époques, c’est aussi revisiter l’histoire de la sexualité humaine, qui n’a jamais été un simple instinct animal mais un langage social en perpétuelle réécriture. Chaque siècle a codé à sa manière la place du féminin dominant : parfois vénéré, parfois diabolisé, souvent caché. Des déesses de la fertilité aux dominatrices virtuelles de 2026, la culture, la société et les luttes féministes ont peu à peu ouvert l’espace à des formes de femdom plus assumées, plus conscientes, plus sûres. Pour l’homme qui ressent l’appel de la soumission consensuelle, comprendre cette longue trajectoire aide à dissiper la honte et à donner du sens à son désir de se placer, volontairement, sous l’autorité d’une femme.

En bref : histoire de la femdom et naissance du féminin dominant

  • 📜 La domination féminine plonge ses origines dans les mythes, les religions et les structures familiales anciennes, bien avant que le mot BDSM n’existe.
  • 👑 À chaque période de l’histoire, certaines figures féminines – reines, impératrices, guerrières – ont incarné un pouvoir féminin qui nourrit encore les imaginaires femdom.
  • 💬 À partir du XIXe siècle, la sexualité devient un objet de savoir scientifique et moral : le répertoire des pratiques se diversifie et prépare l’évolution du BDSM moderne.
  • 🧠 Le femdom contemporain repose sur le consentement, les safe words, la négociation des limites et une communication profonde entre domina et soumis.
  • 🌐 Au XXIe siècle, les pratiques se déploient hors ligne et en ligne : domination virtuelle, jeux de rôle, contrats D/s, communautés spécialisées, tout en restant marquées par la culture et la société.
  • 💡 Comprendre l’histoire de la femdom, c’est mieux distinguer fantasme, jeu de rôle et véritable relation D/s, et avancer vers une soumission masculine épanouissante et responsable.

Histoire, pouvoirs féminins et racines cachées de la domination féminine

La sexualité humaine n’a jamais connu d’« état de nature » figé. Contrairement aux animaux, dont les comportements sexuels restent stables, les humains inventent des répertoires entiers de scénarios, de symboles et de règles. La domination féminine n’échappe pas à cette logique : elle est le produit d’une culture et d’une société qui n’ont cessé de remodeler les relations de pouvoir entre les sexes. 🔥

Dès la préhistoire, les archéologues actuels bousculent les clichés. Les tombes de chasseuses armées, comme cette sépulture de 9 000 ans au Pérou, montrent que les femmes n’étaient pas condamnées au balai de la grotte. Certaines maniaient les armes, dirigeaient des groupes, prenaient des décisions vitales. Même si parler de « femdom paléolithique » serait anachronique, ces découvertes rappellent que l’association « homme = domination, femme = soumission » n’a rien d’universel ni d’éternel.

Au fil des millénaires, le monde agricole, les hiérarchies de richesse et les systèmes patriarcaux se mettent en place. La femme est souvent reléguée à la reproduction et à la sphère domestique, mais les textes anciens laissent passer des rais d’autorité féminine. En Égypte, en Perse, en Chine ou chez les Étrusques, des souveraines, des prêtresses, des cheffes de domaines dirigent, jugent, administrent. Si la plupart vivaient dans des cadres très contraignants, elles alimentent déjà ce fantasme d’un féminin dominant qui contrôle les corps et les destins.

Au Moyen Âge européen, la figure de la « domina » apparaît dans deux registres. Dans le droit romain et les coutumes, la « domina » est la maîtresse de maison, celle qui gère biens, serviteurs et parfois vassaux. Dans la poésie courtoise, la dame est souveraine du désir : le chevalier se met à son service, accepte ses ordres, souffre pour elle, espère sa récompense. On y trouve déjà les ingrédients d’une dynamique D/s : adoration, service, attente, épreuve. Ce n’est pas encore le femdom BDSM, mais la structure mentale s’installe.

Plus tard, la chasse aux sorcières diabolise le pouvoir féminin perçu comme trop autonome. Les femmes qui soignent, qui connaissent les plantes, qui refusent les règles imposées deviennent suspectes. Derrière les bûchers, on aperçoit la crainte masculine ancestrale : celle d’une femme qui sait, qui décide, qui pourrait dicter les règles du jeu… y compris dans le lit.

Pour un homme soumis d’aujourd’hui, plonger dans cette longue trajectoire aide à calmer une angoisse fréquente : « Est-ce normal d’aimer obéir à une femme ? ». Au regard de l’histoire, la réponse est claire : la fascination pour le féminin dominant traverse les époques comme une constante déguisée. La différence contemporaine, c’est qu’elle peut enfin se vivre de manière consensuelle, assumée et structurée.

Ce panorama prépare le terrain pour comprendre comment, du XIXe au XXIe siècle, la sexualité et le femdom vont se codifier en pratiques explicites, avec règles, contrats et mots pour les dire.

De la morale à la science : comment la sexualité fabrique le femdom moderne

À partir du XIXe siècle, un basculement se produit : le mot « sexualité » apparaît, et avec lui l’envie d’observer, classer, diagnostiquer. Médecins, moralistes et juristes se penchent sur ce que les corps font au lit. Michel Foucault a montré comment ces discours ne censurent pas seulement le désir, mais le fabriquent, le définissent, le séparent en « normal » et « anormal ». Dans ce grand tri, tout ce qui ressemble à domination féminine, à inversion des rôles habituels, est vite rangé dans la case « perversion ».

Pourtant, en coulisses, la créativité érotique explose. La pornographie du XIXe siècle, les premiers récits sado-masochistes, les lettres secrètes, tout cela esquisse déjà des scènes de féminin dominant : dames en corset, bottes cirées, hommes à leurs pieds, flagellations, humiliations théâtralisées. Ces récits mélangent souvent fantasme et violence réelle, mais ils préfigurent une chose : l’idée que l’homme puisse tirer du plaisir à se placer sous la coupe d’une femme.

Au XXe siècle, la contraception transforme profondément la sexualité. Libérée du poids constant de la grossesse, la femme peut davantage revendiquer son propre plaisir. Le couple conjugal cède la place à des trajectoires plus variées, les normes se desserrent. Les décennies 1960–1970 voient surgir la « révolution sexuelle » et les premiers mouvements BDSM organisés. Dans ces milieux émergent très vite des dominatrices, parfois professionnelles, souvent militantes, qui revendiquent que le pouvoir féminin ne soit pas seulement un fétiche, mais aussi une manière d’habiter son corps et sa place dans la société.

Le BDSM moderne codifie alors des notions fondamentales pour le femdom d’aujourd’hui :

  • 🛑 Consentement explicite : sans accord clair, répété et réversible, aucun jeu n’est acceptable.
  • 🟢 Safewords : des mots de sécurité, comme détaillés dans des ressources spécialisées type safe words en femdom, permettent d’arrêter instantanément la scène.
  • 🧾 Contrats et négociation : définir les limites, les envies, les peurs, parfois par écrit, pour structurer la relation D/s.
  • 🤗 Aftercare : la phase de soin émotionnel après une séance, cruciale pour éviter le malaise ou la culpabilité.

Parallèlement, la sexologie et la sociologie rappellent que la sexualité est toujours prise dans un tissu de normes. L’homme qui fantasme sur la soumission à une femme n’est pas « anormal » ; il traduit différemment des tensions : besoin de lâcher-prise, de cadre clair, de sortir momentanément du rôle social d’« homme performant ».

Les décennies récentes ont vu naître toute une galaxie de contenus pédagogiques pour débuter en femdom, des blogs aux guides structurés comme les guides pour débutants en femdom. Ils permettent à des hommes de replacer leurs envies dans une dynamique saine : comprendre la différence entre fantasme, pratique ponctuelle et engagement D/s durable.

Cette montée en compétences n’est pas un luxe. Elle conditionne la qualité des relations : un soumis qui connaît le vocabulaire, les règles de sécurité et ses propres motivations offre à la dominatrice un terrain beaucoup plus stable. Une relation D/s moderne naît alors moins d’un « coup de fouet » spontané que d’une lente éducation sensuelle et psychologique.

Tout cet héritage conceptuel prépare la scène suivante : celle où le femdom devient relationnel, émotionnel, et plus seulement collection de pratiques spectaculaires.

Femmes au pouvoir, hommes à genoux : imaginaires historiques et culture femdom

La culture a toujours servi de laboratoire pour le pouvoir féminin. Littérature, peinture, cinéma, séries récentes : les figures de femmes dominantes y ont été exagérées, diabolisées ou sublimées, mais rarement neutres. Pour un soumis masculin, ces images jouent souvent le rôle de première étincelle : quelque part entre une reine cruelle de film historique et une cheffe d’entreprise impitoyable de série contemporaine, l’imagination commence à tisser son premier scénario de féminin dominant. 🎭

Dans l’Antiquité et le Moyen Âge, certaines souveraines concentrent un pouvoir presque total : Hatchepsout en Égypte, Wu Zetian en Chine, Aliénor d’Aquitaine en Europe. Leur autorité politique n’est pas un jeu, mais elle nourrit déjà l’archétype de la femme dont la parole décide du sort des hommes. À l’autre bout de l’échelle, des figures mythiques comme la Kahina ou Jeanne d’Arc montrent des femmes menant des hommes à la guerre, ce qui bouscule fortement les rôles de genre classiques.

À la Renaissance et à l’époque moderne, les reines et régentes – d’Élisabeth Ire à Catherine II de Russie – intriguent autant qu’elles fascinent. Des pamphlets les accusent de manipuler les hommes, de gouverner par la séduction, de « castrer » symboliquement les élites masculines. Derrière ces accusations, on lit le même vertige que dans certaines scènes femdom : l’homme se voit dépossédé de son privilège habituel de décideur.

Dans la littérature et les arts visuels, le motif de la femme dominatrice se décline à l’infini. Du roman courtois où le chevalier sert une dame inaccessible aux héroïnes plus contemporaines qui choisissent, dirigent, exigent, on voit se dessiner une grammaire du service : regards baissés, gestes de dévouement, serments d’obéissance. Autant d’éléments que les pratiques femdom réactualisent, parfois avec humour, parfois avec grande intensité émotionnelle.

Le cinéma, la bande dessinée, puis internet ont accentué le contraste visuel : talons hauts, cuir, latex, cravache. Ces codes esthétiques ne sont pas obligatoires dans une relation D/s, mais ils condensent des siècles de fantasmes sur les relations de pouvoir inversées. Ils posent cependant un piège : réduire la domination féminine à un costume ou à quelques clichés appris dans la pornographie.

Les ressources éducatives modernes insistent justement sur le décalage entre fantasmes culturels et pratiques réelles. Des sites pédagogiques comme ceux qui analysent le femdom dans l’art et la culture ou ceux dédiés aux jeux de rôle femdom explorent la manière de transformer ces images en rituels ajustés aux limites de chacun, sans confondre spectacle et intimité.

Pour un soumis, revisiter ces imaginaires peut être un exercice libérateur. Au lieu de subir des scénarios imposés par des vidéos standardisées, il peut se demander : quel type de femme dominante le touche vraiment ? Une reine distante ? Une cheffe rationnelle ? Une muse joueuse ? Une éducatrice exigeante ? Chaque nuance ouvre sur des styles de femdom très différents, du protocole strict au jeu plus léger.

Au final, la culture ne dicte pas la relation D/s, mais elle fournit une boîte à outils symbolique. Bien utilisée, elle permet de co-écrire un récit commun entre domina et soumis, en piochant dans des siècles d’images pour créer un théâtre intime, sur mesure.

Du fantasme à la relation D/s : naissance du femdom contemporain

Le femdom contemporain naît vraiment quand on cesse de le réduire à une scène isolée pour le penser comme une relation D/s, ponctuelle ou durable. Là où le fantasme se contente souvent d’images rapides, la relation réclame du temps, de la parole, des règles. Elle s’inscrit dans une culture où chacun construit sa vie sexuelle comme un projet, et non comme un destin figé. 💡

Au tournant du XXIe siècle, la généralisation de la contraception, l’accès massif des femmes au travail rémunéré et les luttes féministes bouleversent les équilibres. Le couple hétérosexuel n’est plus l’unique modèle de référence. Les attentes féminines évoluent : désir de plaisir partagé, choix du partenaire, négociation de la place des enfants, etc. Cette transformation de la société ouvre aussi la voie à des configurations où le pouvoir féminin peut être assumé, revendiqué, parfois ritualisé dans le cadre d’une relation D/s consensuelle.

Dans le même temps, les communautés BDSM se structurent, offline et online. Forums, événements, ateliers, soirées thématiques permettent aux soumises et soumis masculins de rencontrer des dominatrices, d’échanger sur leurs limites, de démystifier les pratiques. Des plateformes spécialisées comme les communautés et forums femdom jouent un rôle clé dans cette éducation collective.

Pour rendre cette évolution plus concrète, considérons un personnage fictif : Marc, 38 ans, cadre sursollicité. Depuis ses 20 ans, il fantasme sur l’idée d’obéir à une femme. Pendant longtemps, il ne connaît que des images pornographiques stéréotypées. Vers 35 ans, épuisé par les injonctions de performance (travail, couple, vie sociale), il découvre que d’autres hommes parlent de leur désir de perdre le contrôle, de se sentir encadrés par une figure féminine forte. Selon les récits, ce cadre strict a quelque chose de rassurant, presque thérapeutique.

Marc commence à lire des guides pour débutants, par exemple ceux du type premiers pas en femdom. Il comprend que la clé n’est pas de « trouver quelqu’un qui le domine coûte que coûte », mais de clarifier pourquoi il veut être dominé. Lâcher la pression ? Explorer une part masochiste ? Chercher un cadre éthique fort ? Ce travail d’introspection lui permet d’arriver plus honnête et plus posé face à une dominatrice potentielle.

Dans les relations D/s modernes, plusieurs axes structurent l’expérience :

Aspect de la relation 💡 Rôle de la dominante 👑 Rôle du soumis 🙇‍♂️
Cadre et règles Fixer les limites, le rythme, les rituels quotidiens Accepter, respecter, signaler quand quelque chose devient trop
Communication Questionner, écouter, reformuler les besoins du soumis Exprimer envies, peurs, déclencheurs émotionnels
Sécurité & safewords Proposer des mots de sécurité, respecter immédiatement leur usage Utiliser les safewords sans culpabilité si nécessaire 🛑
Aftercare Offrir présence, douceur, validation après les scènes Formuler son ressenti, demander ce dont il a besoin 🤗

Cette architecture relationnelle transforme radicalement le sens du femdom. Il ne s’agit plus de faire subir, mais de co-créer un espace où le pouvoir féminin est choisi, confié, célébré. L’homme n’est pas écrasé ; il délègue une partie de son contrôle à une personne qu’il estime et à qui il se confie.

Bien sûr, tout n’est pas idyllique. Des erreurs de communication, des malentendus, des attentes irréalistes peuvent abîmer la confiance. D’où l’intérêt de ressources critiques, comme celles qui analysent les erreurs fréquentes dans une relation femdom. Elles rappellent que la domination ne protège pas du besoin d’humilité, de révision régulière du contrat implicite ou explicite.

Au cœur de cette modernité D/s, un message se dessine : plus la relation est clairement négociée, plus la soumission peut être intense, parce qu’elle repose sur une certitude rassurante – celle de pouvoir toujours dire stop sans perdre l’amour ni le respect.

Consentement, limites et sécurité : la colonne vertébrale de la femdom à travers les époques

Si l’on devait résumer l’évolution du femdom en un mot, ce serait peut-être « responsabilité ». Les siècles passés ont souvent mélangé domination et abus, pouvoir et absence de choix. Le femdom contemporain, lui, se définit par la symétrie paradoxale de la relation : plus la dominatrice est puissante dans le jeu, plus elle se sait responsable de la sécurité du soumis. 🧷

Cette responsabilité s’exprime d’abord à travers le consentement. Non pas un simple « oui » arraché dans l’excitation, mais un accord construit, éclairé, révisable. Les milieux BDSM ont développé une éthique du consentement bien plus exigeante que celle du monde « vanille ». On n’attend pas que « ça se passe bien » ; on prépare ensemble les conditions pour que ça se passe bien.

La négociation des limites en est le cœur. Parler de ce qu’on ne veut jamais vivre peut sembler anxiogène, mais c’est au contraire ce qui rend les jeux possibles. Des ressources dédiées, comme les guides sur la négociation des limites en femdom ou celles sur le consentement dans le BDSM, proposent des listes de questions, de thématiques et de signaux d’alerte.

Pour un soumis débutant, cette étape peut être intimidante. Pourtant, elle est aussi une première preuve de courage : oser dire « j’ai envie de… », mais aussi « ça, non », ou « ça, peut-être plus tard ». Une dominatrice sérieuse sait que ce discours honnête est la matière première de la relation ; elle ne le juge pas, elle le modèle.

La mise en place de safe words ajoute un niveau de sécurité supplémentaire. Le principe est simple : un mot ou un code (« rouge », « orange », par exemple) qui, prononcé, arrête ou ralentit immédiatement la scène. 🤝 Ce système a une histoire ; il n’est pas tombé du ciel. Il résulte des erreurs accumulées, des traumatismes parfois, qui ont amené les communautés à formaliser une solution claire.

À côté du cadre verbal, la sécurité émotionnelle joue un rôle tout aussi crucial. Les pratiques d’aftercare se sont raffinées au fil du temps : couverture, boisson chaude, câlins, débriefing, mots de réassurance. Ces gestes, qui n’ont rien de spectaculaire, sont souvent ce qui permet au soumis de ne pas tomber dans une spirale de honte après une séance intense d’humiliation consensuelle ou de contrôle strict.

Pour garder une vue d’ensemble, on peut résumer quelques piliers actuels de la sécurité en femdom :

  • 🧠 Préparation mentale : parler des déclencheurs émotionnels, des traumatismes éventuels, du vécu avec l’autorité.
  • 📋 Contractualisation : règles écrites ou orales, horaires, canaux de communication, droit de retrait.
  • 🩺 Sécurité physique : se former aux pratiques risquées (bondage, impact, privation sensorielle…), ne jamais improviser sans connaissances.
  • 🫶 Suivi émotionnel : après chaque scène, valider, ajuster, décider ensemble de la suite.

Historiquement, on pourrait dire que le femdom a parcouru la distance qui sépare le « droit de cuissage » fantasmé des seigneurs du Moyen Âge – pouvoir unilatéral, imposé – à un pouvoir offert, confié, réversible. Là réside le véritable tournant : le pouvoir féminin ne se nourrit plus de la faiblesse de l’autre, mais de sa confiance.

Pour l’homme qui s’intéresse aujourd’hui à la domination féminine, intégrer cet héritage éthique n’est pas accessoire. C’est ce qui lui permet de distinguer une vraie dominatrice – attentive, structurée, responsable – d’une personne qui reproduit des schémas abusifs sous couvert de BDSM. Et ce discernement-là est peut-être la plus précieuse des protections.

Femdom au XXIe siècle : pratiques, psychologie et place dans la société

Au XXIe siècle, le femdom est sorti des marges pour devenir un sujet de discussions, de podcasts, de conférences. Il reste discret, pour des raisons de vie privée, mais il n’est plus forcément synonyme de honte. Dans une société saturée de performance, beaucoup d’hommes trouvent dans la soumission masculine consentie un espace pour respirer, se délester, se réinventer. 🌙

Sur le plan des pratiques, le répertoire s’est considérablement enrichi. Sans entrer dans les détails explicites, on peut citer quelques axes majeurs : jeux de posture et de protocole, contrôle du quotidien, gestion de l’argent, domination verbale, scénarios d’humiliation consensuelle, bondage, spanking… Chacun de ces axes demande une solide maîtrise des règles de sécurité et une grande finesse psychologique.

Les dimensions psychologiques sont multiples :

  • 😌 Lâcher-prise : sortir du rôle d’homme qui doit toujours savoir, décider, protéger.
  • 📏 Recherche de cadre : se sentir contenu, guidé, corrigé avec bienveillance mais fermeté.
  • 🪞 Construction de soi : explorer une facette identitaire (soumis, serviteur, élève, adorateur) qui n’a pas sa place dans la vie publique.
  • 💬 Intimité émotionnelle : se montrer vulnérable devant une femme et être accueilli dans cette vulnérabilité.

Les pratiques en ligne ont ajouté une couche supplémentaire : domination virtuelle, échanges écrits, contrôle à distance, jeux de rôle par webcam. Elles offrent une entrée plus progressive pour certains, mais exigent les mêmes règles de consentement, de limites et de respect mutuel.

Dans le regard social, le femdom reste ambivalent. D’un côté, il est parfois caricaturé comme simple fétichisme comique ou comme « vengeance » des femmes. De l’autre, de plus en plus de discours le présentent comme un laboratoire de rééquilibrage des genres, où l’on déplie calmement les scripts habituels pour les réécrire à deux. Pour beaucoup d’hommes, assumer leur place de soumis ne nie pas leur masculinité ; au contraire, cela leur permet de la définir en dehors de la seule domination.

Pour naviguer dans ce paysage complexe, un homme peut s’appuyer sur trois repères :

  1. 🧭 Se comprendre : clarifier ses motivations, ses peurs, ses fantasmes, sans se juger.
  2. 📚 Se former : lire, échanger, consulter des ressources fiables sur le femdom, le consentement, la sécurité.
  3. 🤝 Rencontrer : dialoguer avec des dominatrices et des soumis expérimentés, en ligne ou lors d’événements, pour confronter ses idées à la réalité.

Cette démarche transforme le femdom en voie d’épanouissement relationnel plutôt qu’en compilation de scènes isolées. Le désir d’agenouillement devient alors moins une fuite qu’un choix conscient : celui de remettre, pour un temps, les clés du pouvoir entre les mains d’une femme de confiance, dans un monde où la domination n’est plus un verdict social, mais un jeu sacré, intensément négocié.

La domination féminine signifie-t-elle que l’homme n’a plus aucun pouvoir ?

Dans une relation femdom saine, le soumis garde toujours un pouvoir fondamental : celui de consentir, de fixer ses limites et de dire stop via des safewords. La dominatrice reçoit un pouvoir délégué, encadré par ces limites. La force du femdom moderne vient justement de cette réversibilité : le pouvoir féminin est choisi, non subi, et l’homme reste co-auteur du cadre relationnel.

D’où vient le fantasme d’être dominé par une femme ?

Ce fantasme s’enracine autant dans l’histoire des rapports de genre que dans les imaginaires culturels : reines, impératrices, figures maternelles strictes, héroïnes de films ou de BD. Pour beaucoup d’hommes, il répond aussi à un besoin psychologique de lâcher-prise, de se sentir encadré, voire de tester une autre manière d’exister que celle de l’homme toujours dominant. Le contexte culturel alimente les images, mais le sens reste personnel à chacun.

Comment distinguer femdom sain et relation abusive ?

Un femdom sain repose sur un consentement clair, des limites discutées, des mots de sécurité, et une capacité à faire des pauses ou à arrêter si l’un des deux ne se sent plus bien. La dominatrice écoute, explique, assume sa responsabilité et ne dénigre pas le recours aux safewords. Dans une relation abusive, au contraire, la parole du soumis est minimisée, la culpabilisation est fréquente, et la souffrance réelle n’est ni entendue ni réparée.

Peut-on vivre une relation D/s durable sans costumes ni accessoires ?

Oui. Les talons et le cuir appartiennent à l’imaginaire, pas à l’obligation. Beaucoup de couples femdom vivent une dynamique d’autorité féminine et de service masculin principalement à travers la parole, les décisions du quotidien, des rituels simples (postures, formules de politesse, missions). Les accessoires ne sont qu’un outil éventuel ; l’essentiel se joue dans la confiance, la cohérence et la constance des rôles choisis.

Comment débuter en femdom quand on est un homme soumis ?

La première étape consiste à se documenter sur le BDSM, le consentement, les limites et la communication. Puis à clarifier ses propres envies par écrit. Ensuite, il est utile de fréquenter des communautés en ligne ou des événements pour observer, poser des questions et rencontrer des personnes expérimentées. L’important est d’avancer lentement, de ne pas précipiter la recherche d’une dominatrice, et de garder en tête qu’une bonne relation femdom est d’abord une bonne relation humaine.

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